Krashbarret
Au début il y a eu mille choses, un squat, l’occupation
de l’opéra, des gens qui se côtoient quotidiennement
pour faire vivre un lieu collectif, des performances,
des fêtes qui dévorent la nuit.
Puis il a fallu maintenir à flot ce lieu collectif, trouver des moyens de payer une partie du loyer. Les envies de création se sont rassemblées en un endroit ou l’on se permet de rater, rater mieux, où l’on se donne le droit à s’écraser, se crasher, ainsi nait le KrashBaret ( à l’orthographe mouvante et on le revendique ).
Il est une forme à laquelle s’agrègent ou se désagrègent de nouvelles personnes, des groupes musicaux ou des caravanes foraines. Le Krash Barret sera amené à se réinventer en rencontrant de nouveaux lieux. Ce qu’on souhaite c’est ouvrir une brèche où n’existe que le Krash Barret. Ce n’est pas un spectacle, c’est un espace temps, une soirée dans laquelle on plonge, une soirée dans laquelle la réalité est autre.
Dans cette brèche la pieuvre économie n’en mène pas large. On ne cherche pas le profit et nos bénéfices n’existent que pour pouvoir propager le Crash.
On espère continuer à promener cette forme dans les salles de concerts, les hangars et les caves de partout ! On voudrait faire profiter le krash à des causes et des lieux qui nous parlent, financièrement et en lui même.
Avec ça, on espère surtout qu’il évoluera et régressera sans cesse jusqu’à ce qu’il s’en éparpille des éclats dans toutes les rues..

